Motoko Tachikawa

du 9 avril au 17 mai 2015

 

Dessins d’orchidées et livres d’artiste


Le monde végétal de Motoko Tachikawa est luxuriant, protéiforme, flottant. Pour la Galerie Mansart, elle cultive sa passion des orchidées et explore leur plasticité. De l’aveu du peintre, l’orchidée est sélective et ne pousse pas dans tous les jardins. Elle est remarquable par ses racines, révélées à l’œil nu, frondeuses, arachnéennes, aériennes. S’y ajoute la complexité de sa forme, son odeur subtile et l’érotisme de sa fleur. Malgré sa réputation sulfureuse (orchis vient du grec testicule), elle est respectueuse des autres espèces et n’entrave pas l’arbre sur lequel elle croît. Dans son atelier-serre, Motoko puise le substrat de son œuvre. La floraison de ses filles de l’air est durable. Elle imprime le temps du dessin, de la contemplation et invite à la multiplicité des points de vue. Motoko Tachikawa travaille par couches successives, à l’aide de crayons, d’acrylique, d’encre de chine, de peinture à l’huile et de beaucoup d’eau pour alimenter la transparence, diluer les apports, ouvrir l’imaginaire. Et la poussée florale a lieu sur la feuille, sa verticalité croissante implique collage et superpositions.

A l’horizontal, des livres-objets se déploient. Ina Césaire magnifie les Trésors de Yukiko, l’académicien François Cheng dépose un manuscrit inédit dans les mains sensibles de l’artiste.

Le biotope de Motoko Tachikawa est universel. Ses explorations plastiques prégnantes, subtiles et denses, laissent filtrer la lumière. La vie s’y déploie dans sa myriade de nuances.

Mis à jour ( Dimanche, 12 Avril 2015 16:11 )